![]() |
|
||||
PANORAMA DES OUTILS DE LA RECHERCHE D'EMPLOI SUR INTERNET
|
|||||
|
LE BUSINESS GAME : JOUER ET GAGNER UN EMPLOI Jeu d’entreprise, simulation virtuelle, mise en situation virtuelle Le business game ou jeu d’entreprise est une mise en situation virtuelle inspirée d’Internet et des jeux vidéo, comme le décrit Christian Malécot* pour Jobetic : « les nouvelles technologies de la réalité virtuelle permettent à un utilisateur d’interagir en temps réel, au moyen de diverses interfaces, avec un monde tridimensionnel engendré par l’ordinateur […] ». Il s’agit pour l’entreprise de sortir du cadre strict du traditionnel entretien de motivation. Les candidats sont chargés d’une mission dans un univers virtuel correspondant à celui de l’entreprise. Le jeu peut s’étendre de quelques jours à plusieurs mois, voire une année. Entreprise prestigieuse recherche jeunes talents A l’initiative de ces jeux, les grandes entreprises qui souhaitent attirer et séduire les jeunes diplômés et les futurs talents des grandes écoles. Fréquemment cités, L’Oréal, Danone, Bouygues, TBWA, la Société Générale, et récemment BNP Paribas se sont lancés dans l’aventure. Les étudiants des universités sont appelés depuis peu à y participer. La sélection des candidats se fait à l’échelle internationale. Les enjeux du jeu d’entreprise La mise en situation des jeunes talents de demain permet de mieux cerner leur personnalité, d’observer leurs qualités professionnelles, d’évaluer leur potentiel mais aussi de tester l’adéquation du candidat avec la culture de l’entreprise (ce que ne peut pas montrer un CV…). Côté étudiants et jeunes diplômés, les jeux d’entreprise sont des stimulants et présentent des vertus pédagogiques. Les jeux d’entreprise sont d’ailleurs utilisés comme outil pédagogique par les grandes écoles. A la clé pour les gagnants : au mieux un recrutement, au pire un stage ou une récompense. Côté entreprises, elles s’assurent de jeunes recrues adaptées à leurs besoins et « prêtes à l’emploi ». Au-delà du recrutement, les jeux d’entreprise sont un moyen de rentrer en contact avec la nouvelle génération et de mieux la connaître. Les entreprises y gagnent également un bénéfice en termes de communication vers les jeunes et les établissements d’enseignement supérieur, comme le souligne le site EducPros. Un succès qui ne décroît pas Selon le Journal du Net, on compte aujourd’hui une quarantaine de business games en France. Leur succès attire un nombre de plus en plus important d’étudiants à l’échelle internationale. La concurrence se fait rude entre les entreprises. Aussi, les grands groupes placent de gros investissements financiers et organisationnels dans ces opérations et doivent faire preuve de créativité. EducPros observe que quelques PME commencent aussi à « jouer le jeu » avec une organisation et un financement à plus petite échelle. Gare aux leurres ! Si ce procédé est amené à se développer, la prudence sera de mise. Par le biais de reconstitutions virtuelles, certaines entreprises peu scrupuleuses pourraient être tentées de reconstruire une image erronée d’elles-mêmes et de faire miroiter au candidat un futur radieux au sein d’une entreprise idéale. Quel avenir pour le business game ? Christian Malécot, interviewé par Jobetic, promet de « beaux jours » à la mise en situation virtuelle. Selon lui, elle pourrait avoir un impact sur le process de recrutement : - le business game permet la mise en valeur de compétences non techniques qui intéressent l’entreprise. - c’est aussi un atout pour le candidat qui, comme l’imagine Christian Malécot, s'il n’a pas les compétences techniques et professionnelles requises pourra du moins démontrer sa réactivité lors d'une mise en situation. - à l’heure où les changements de poste ou d’emploi deviennent de plus en plus fréquents, les entreprises et les candidats peuvent s’assurer d’avoir fait le bon choix. - les jeux d’entreprise permettent au candidat de s’auto-évaluer et de se confronter à une virtualité riche d’enseignements. Ils sont en cela plus évolués que les simples tests d’évaluation et entretiens de motivation sans retour de la part du recruteur. - enfin, il s’agit d’un nouvel outil en phase avec la nouvelle génération familière des jeux vidéo et des mondes virtuels. Christian Malécot conclut : « en définitive, nous sommes entrés dans une ère où l’adéquation candidat/poste fait l’objet de plus en plus d’attention. » *Responsable des Grands Projets de Recrutement et des Nouvelles Technologies pour le Cabinet Bernard Juilhet. Exemples Ace Manager (lancement le 4 février 2009), BNP Paribas eStrat9 (lancement le 5 janvier 2009), L’Oréal Citizen Act III (lancement le 15 octobre 2008), Société Générale
|
||||
| Mentions légales | Mise à jour le 02/12/2008 |