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PANORAMA DES OUTILS DE LA RECHERCHE D'EMPLOI SUR INTERNET
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LA COOPTATION : LE SYSTEME DE PARRAINAGE EN LIGNE E-cooptation, cooptation en ligne Depuis 2005, des sites de recrutement par cooptation sont apparus, manifestant l’ambition de se positionner sur le réseau Internet comme intermédiaires de la cooptation. Les deux premiers à avoir investi le secteur ont été Jobmeeters et Cooptin (de Keljob), suivis au printemps 2006 par Cooptemploi. Principe La cooptation est une pratique ancienne largement répandue dans le milieu des cadres. Des entreprises déposent des annonces sur le site de cooptation. Les inscrits parrainent leurs « amis » dont le profil correspond aux offres d’emploi publiées. Le coopteur perçoit une prime de parrainage si son entremise s’est traduite par l’embauche de la personne recommandée. La personne cooptée peut également en percevoir une (c’est le cas avec Cooptemploi). Des avantages pour le chercheur d’emploi… Jobmeeters avance l’idée que la cooptation pourrait contrer le problème majeur du traitement automatisé des CV par les CVthèques. Le tri automatique rejette parfois des candidatures atypiques. Celles-ci ne correspondent pas aux critères traditionnels programmés dans les bases de données de CV. Elles pourraient pourtant intéresser le recruteur. La cooptation serait donc un bon moyen de trouver un emploi pour les personnes qualifiées dont le parcours sort des sentiers battus. Et pour les entreprises… La cooptation se présente donc comme une possibilité de dégoter la perle rare. Dans ce sens, elle permet aussi de débaucher les employés en poste, qui restent passifs vis-à-vis du marché du travail. Pour une entreprise où le turn-over est élevé et les conditions de recrutement difficiles, la solution de la cooptation peut se révéler efficace et plus économique que les cabinets de recrutement. Yannick Fondeur y voit une conséquence éventuelle sur le marché de l’emploi : l’accroissement de « la rotation de la main d’œuvre et la concurrence à laquelle sont confrontés les chômeurs sur le marché du travail ». « La force des liens faibles » Yannick Fondeur qui s’est intéressé de près au lancement des 3 sites de cooptation français met en avant la théorie de Granovetter sur « la force des liens faibles »* qui fait référence aux réseaux sociaux. Au contact d’individus d’univers différents du nôtre, avec qui on a très peu de liens, on a plus de chances d’évoluer dans des cercles différents et d’avoir accès à des informations autres que celles que l’on a pour habitude de recevoir. La cooptation, tout comme les réseaux sociaux, met en contact des personnes de milieux variés qui peuvent provoquer des rencontres insolites et intéressantes, pour les chercheurs d’emploi et pour les entreprises qui recrutent. Attention à Cooptin qui demande lors de l’inscription la création de trois profils maximum. Les offres sont proposées de manière ciblée et renvoyées vers les coopteurs jugés « pertinents ». Cette pratique limite les opportunités de rencontres atypiques, les coopteurs restant limités à leur secteur : ils ne rencontrent que des personnes issues du même univers qu'eux. *« The strengh of weak ties », American Journal of Sociology, 1973. Les sites de cooptation : Pour chaque filleul recruté, 150 euros minimum offerts au cooptant, qui peut reverser tout ou partie du montant à une association d’utilité publique. Entre 120 et 2 000 euros offerts aux candidats recrutés, entre 30 et 200 euros au cooptant. Cooptin (Groupe Keljob) : Prime de 50 à 1 000 euros environ, sur certaines offres, au choix du recruteur qui accorde une prime (ou pas) s’il est satisfait de la perle qu’il a recrutée…
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| Mentions légales | Mise à jour le 02/12/2008 |